Photographe au destin protéiforme, habité depuis toujours par la photographie.
 
 
 
Je m’appelle Franck Boucher. né en 1976, je suis photographe auteur, artiste, aventurier et artisan de l’image au service de l’amour, grand reporter engagé auprès des hommes vrais. Diplômé d’un simple CAP de photographe et formé aux arts graphiques numériques, je conjugue depuis plus de vingt-cinq ans une carrière d’artiste et de photographe, au service d’une vie au destin plus qu’atypique.
Issu d’un environnement où l’art était une langue vivante. À l’âge de huit ans, mon père m’offre mon premier appareil photo. Très tôt, je comprends que la photographie sera pour moi un moyen de comprendre le monde autant que de le transmettre.
En 2000, un accident de vie provoque chez moi une amnésie partielle. Pour lutter contre l’oubli, on me conseille de photographier mon quotidien. Ce geste thérapeutique devient un acte fondateur : la photographie s’impose alors comme une structure, une discipline intérieure, une manière d’habiter le monde. Elle ne me quittera plus. ( Human, Social, Art )
Entre 2004 et 2006, je mène un travail de photographe grand reporter et documentaliste auprès de populations en grande précarité. De cette immersion naît le projet « Paysages d’Exclus », salué au niveau national. Cette période fonde définitivement mon approche : travailler dans la durée, gagner la confiance, respecter l’altérité, et laisser l’image émerger sans jamais la forcer.
Parallèlement, mon parcours prend une dimension institutionnelle : je deviens photographe personnel du général Michel Poulet, au sein des forces armées françaises terrestres, fonction que j’exerce jusqu’en 2007. Cette expérience forge ma rigueur, mon sens du cadre, du protocole, et surtout une culture du droit de réserve, de la discrétion et de la responsabilité de l’image.
Porté par les encouragements de mon général, à la suite de mes travaux de grand reportage sur le monde des personnes sans domicile fixe, je débute alors mon premier projet de photographie d’art contemporain, en revenant sur cette matière documentaire fondatrice. Ce projet, intitulé « Story Bord de Vie », marque une étape décisive : il me conduit au Festival international de la photographie d’Arles, soutenu par la galerie internationale Primo Piano. Cette reconnaissance constitue pour moi un véritable point de bascule, le début assumé d’une vie d’artiste que je poursuis encore aujourd’hui. Depuis, je produis chaque année une quinzaine de pièces uniques, issues de mes travaux documentaires, transformées en œuvres de photographie contemporaine. Ainsi, un reportage consacré aux vignobles de la grande Aquitaine donnera notamment naissance à plusieurs œuvres monumentales, au format XXL, installées au sein de l’ISVV.
Je poursuis ensuite cet engagement en tant que photographe ADJ de réserve, affecté aux écoles EMIA à Saint-Cyr Coëtquidan, où j’étais en fonction jusqu’en 2011. Ces années structurent durablement ma manière de travailler : précision, fiabilité, anticipation, respect absolu des personnes et des contextes.
Cette exigence se retrouve naturellement dans mon travail de photographe de mariage haut de gamme. J’y adopte une approche de photographe confidentiel, habitué à travailler avec des personnalités, des familles et des cercles privés pour lesquels la discrétion est essentielle. Le respect de l’anonymat, le droit à l’image et la confiance absolue de mes clients font partie intégrante de mon engagement professionnel. Je photographie sans jamais m’imposer, dans un esprit de reportage élégant, fidèle et profondément humain.
En 2012, ma vie prend une dimension plus aventureuse : je réalise un tour du monde en train avec mon fils, en situation de handicap, pour lui faire découvrir le monde et prouver que l’aventure est possible autrement. Cette expérience fondatrice marque durablement mon rapport au voyage, à la transmission et au dépassement.
En 2024, nous prolongeons cette aventure en traversant une partie du Sahara, au sein d’une expédition de caravaniers, renouant avec les rythmes lents, le désert et l’essentiel.
Après avoir quitté la Touraine et les grands châteaux de la Loire, pour lesquels j’ai été le photographe de nombreux projets éditoriaux et touristiques, je m’installe dans les Hautes-Pyrénées. J’y développe un projet associatif qui me tient profondément à cœur, permettant à des parents d’enfants en situation de handicap — à l’image de mon fils — de bénéficier de séjours de répit en milieu naturel.
Le succès de cette initiative m’amène à lever le pied, durant quelques années, sur mon activité de photographe de mariage, que je maintiens uniquement lorsque les temporalités de mes différentes activités le permettent. C’est durant cette période que je me rapproche fortement de la nature, développant d’abord une activité de photographe paysagiste, puis un travail de reporter autour des hommes et de leur rapport au milieu naturel.
Installé depuis lors dans les Hautes-Pyrénées, je développe un travail de plus en plus engagé autour de la photographie animalière et du monde pastoral montagnard. À partir de 2021, je débute mes travaux documentaires à l’international, essentiellement autour du pastoralisme et de la prédation. Je mène d’abord plusieurs projets en Roumanie, puis en Inde, auprès du peuple Raïka, communauté nomade de bergers du Rajasthan.
Ces immersions ont pour objectif de mieux comprendre la relation profonde entre l’homme, l’animal domestique et la peur de l’animal sauvage. Elles constituent une base de réflexion essentielle, nourrissant une approche plus juste et plus légitime de mon travail actuel.
Dans cette continuité, je développe aujourd’hui un documentaire au long cours consacré à l’ours brun et aux bergers des Pyrénées, sujet sur lequel je travaille activement. J’y retrouve tout ce qui fait sens pour moi : le temps long, l’observation, la connaissance du terrain, la discrétion et le respect du vivant.
Mon choix de vie actuel reflète cette liberté : je vis et travaille de manière nomade, dans un camping de collection tout confort, pensé comme une base mobile de création. Ce mode de vie me permet d’être pleinement disponible, de répondre à des commandes sur l’ensemble du territoire, et de m’adapter aux projets photographiques, artistiques ou documentaires qui me sont confiés.
Mon travail d’auteur s’inscrit également dans le champ de l’art contemporain, à travers des séries exposées, éditées et proposées en tirages d’art. C’est dans cette continuité que j’ai rejoint les artistes de la galerie GAG à Bordeaux, affirmant un dialogue durable entre création, territoire et diffusion artistique.
Aujourd’hui, qu’il s’agisse de raconter une histoire de famille, de documenter un territoire, de suivre un projet naturaliste ou d’accompagner une aventure humaine, je travaille avec la même intention : créer des images sincères, exigeantes et durables, dans un climat de confiance, de respect et d’ouverture à la rencontre.