UNE VIE DE PASSION
C'est à la poursuite du vivant que je me suis découvert
Installée dans les Hautes-Pyrénées depuis 2016, c’est en cherchant à constituer un fonds photographique pour ma boutique de paysages .qu' au fil de mes sorties, l’objectif de mon appareil s’est progressivement tourné vers le règne animal. C’est ainsi qu’est née ma passion pour la photographie animalière, avec une fascination croissante pour l’ours brun — symbole à la fois de liberté sauvage et de la complexité des relations entre l’homme et la nature. Aujourd’hui, il est le fil rouge de mes excursions en milieu montagnard. Sur ses traces, je documente la faune, la flore, ainsi que les métiers de la montagne, dans un travail de terrain au plus près du vivant.
La galerie du moment ....
Pas une ride à la surface de l’étang... Dans cette lumière fragile, les flamants roses semblent flotter entre deux mondes, suspendus entre le ciel et leur propre reflet. Leurs silhouettes délicates dessinent sur l'horizon une scène d'une sérénité presque irréelle.
Le jour s'éveille lentement. Les premiers chants d'oiseaux traversent les roseaux tandis que les couleurs du matin embrasent peu à peu les lagunes. Pendant quelques instants encore, la Camargue appartient au silence, à la lumière et à ces grands échassiers qui en sont devenus l'emblème. Un instant de grâce où la nature semble immobile, comme si le temps lui-même avait choisi de s'arrêter.
LA GÉNESE
 
 
Ceux qui me connaissent bien savent ce que je cherche lorsque je disparais plusieurs jours voir plusieurs semaines de mon petit village de montagne, Arrens Marsous ( Village Parc national des Pyrénées )
Je suis sur la trace de l’ours des Pyrénées.
Cet animal rare, emblématique, à la force tranquille et d'une intelligence redoutable. Ici, il est le roi, et quasi personne ne l’a jamais vu… 96 au comptage de 2024 et dont les deux tiers vivraient plutôt côté espagnol.
Autant vous dire combien votre chance — ou votre malchance — de croiser ce seigneur est mince, voire infiniment mince…
Aujourd’hui, l’ours divise les hommes.
Il participe à l’ensauvagement des montagnes et peut-être bien à la mort programmée du pastoralisme, et aux richesses de son authenticité, ... dernier rempart occidental contre la mondialisation et l’industrialisation totale de notre alimentation.
Oui, je l’affirme : la mort du pastoralisme tel qu’il existe dans nos montagnes aujourd’hui signera la fin des petits éleveurs et des fermes à dimension humaine, respectueuses de la vie et de ce qui finit dans vos assiettes !
Je recueille de nombreux témoignages en ce sens pour le projet d'un grand documentaire.
Mais comment alors réagir avec bon sens et "humanitude" face à la présence définitive de cet animal aussi extraordinaire ?
Comment rétablir un dialogue entre naturalistes et éleveur ? — Les naturalistes sont légitimes dans leur action à la préservation d’une espèce en sursis — dans un monde où quasi toute la biodiversité s’effondre, annonçant avec certitude un monde en 2050 où moins de 2 % des espèces vivantes seront encore sauvages ?
La biodiversité est un péril de notre présent, encore plus grave et plus sournois que le grand réchauffement climatique qu’on nous présente en boucle…
Oui, le climat part en vrille, mais l’effondrement de la biodiversité sera bien plus rapide et efficace pour entraîner notre propre extinction ! et Paris est bien loin du terrain lorsque ont écoute la critiques local....
Nous devons donc trouver ensemble ICI, la solution qui préservera un pastoralisme traditionnel et cette magnifique espèce qui, après tout, n’a rien demandé à se retrouver parmi nous… Maintenant elle est bien là ... Et nous nous devons d'en tirer le meilleur pour nous même .
L’ours a les mêmes besoins que nous. Vivre.
Ainsi, devant l’impossibilité sur place d’apprendre ce que j’avais à apprendre des ours bruns, tellement le climat était tendu à la simple énonciation du dit animal...., je suis parti dans les Carpates à bord de ma Panda 4x4 ( petit ours à quatre roues .
Là-bas, le monde des ours s’est offert à moi. Sanctuaire privé , naturalistes passionnés , chasseurs trappeur , éleveurs, berger gardes forestiers, directeurs de parc régional… chacun m’a apporté son savoir et ses réponses.
Jusqu’à cette rencontre ultime avec l’ours sauvage, énorme, massif, pouvant réduire à néant ma vie d’un simple coup de patte. Une rencontre en trois actes .... ou finalement nous finirons face à face .... appareil posé ... puis ...Je lui ai parlé. Je lui ai dit venir de très loin pour apprendre à connaître son espèce et pouvoir revenir chez moi, après, et ainsi savoir trouver les siens dans mes montagnes pyrénéennes.
Je lui ai promis que je réaliserais les plus belles images possibles, avec des boîtiers moyen format, afin de les présenter au monde dans la grâce et la beauté de ce qu’ils sont. juste parce que je crois que l’homme à plus de mal à détruire ce qui l’émerveille...
Le grand mâle s’en est retourné sans un grognement. Et je réaliserai de cette rencontre une année plus tard une pièce d’art contemporain intitulée "l’insouciance…"
De retour en France, j’ai repris ma traque, seul, loin des conseils des hommes qui, soit cherchaient à me dissuader de cette chasse, soit m’induisait — semble-t-il — volontairement en erreur. Assez rapidement, j’ai vu l’ours des Pyrénées. Mais à chaque fois, dans des conditions très défavorables à la réalisation de mes belles images promise ... (Ariége, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Pyrénées espagnoles).
Empreintes, excréments… des indices, et puis, cet hiver, dans une vallée profonde, j’ai découvert après trois jours de raquettes forestières un indice… une certitude. Ils vivent ici, et je me suis promis d’y revenir.
Des images ... DES RENCONTREs...
 
Le 18 juin 2025, je vais observer et photographier pendant deux jours un couple d’ours ainsi qu’une femelle et ses oursons. Un moment suspendu dans le temps, dans une émotion infinie indescriptible..... Deux moments qui vont me permettre une incroyable série d’images très haute définition et de nombreuses prises vidéo en 2K (le tout, bien entendu, dans le respect du non-dérangement de l’animal).
J’attends de pouvoir échanger avec les autorités naturalistes des lieux, afin de les identifier et vérifier leur recensement. puis de choisir ensemble une stratégie de communication . J’attends de cette expérience ma propre introduction à l’écosystème de ceux qui savent, de ceux qui protègent corps et âme mes amis les ours. J'attends aussi la confiance du monde des confédération paysanne et du pastoralisme pyrénéen.
Les captations vidéo vont me permettre d’illustrer la suite de mon documentaire en cours “Des ours et des hommes” dont certains éleveurs et bergers vous diront que j’ai commencé récemment les interviews. Un doc en réalité pour permettre à nouveau un dialogue entre les hommes. vers une solution de coexistence.
Cette solution ne peut exister qu’autour d’un dialogue éclairé, d’un médiateur qui aime autant l’animal que l'homme.
Je veux être cet homme. Je l’ai promis au seigneur des Carpates, qui m’a laissé la vie sauve durant 3 jours .
Un jour je vous raconterai ....